DJENAB DIALLO, des champs de cacao au chocolat made in Guinea

8

A 33 ans, Djenab Diallo ne souhaite pas qu’on la range, comme nombre de filles de sa génération et sa communauté d’origine au à la catégorie de femmes au foyer, femme de ménage. Cette célibataire au comportement exemplaire et à la disponibilité connue de tous veut se frayer un destin dans ce milieu si machiste de la recherche. Elle vient de bénéficier, dans le cadre d’une compétition de plans d’affaires initiée par le PDAIG d’un accompagnement financier et technique.

Ingénieur en vulgarisation agricole depuis 2013 elle aujourd’hui coordinatrice d’un projet de recherche sur la culture de cacaoyer et membre de la confédération interpro-fessionnelle de la filière café- cacao de Guinée (CONIFICG) et aussi consultante chargée des questions agricoles de la société de GREENDEEVE.SARL.

 

Son dynamisme, son comportement exemplaire, sa disponibilité à servir et surtout son professionnalisme au sein du conseil, ont amené ses supérieurs hiérarchiques à la recommander aux organismes nationaux et internationaux entre autres USAID, ENPROCA, IRAG et PADER/BGN comme stagiaire. Marquée par un talent hors pair, la jeune dame a toujours eu l’ambition d’aller loin.

« Je veux briser les tabous »

Produit de l’Université guinéenne, Djenabou Diallo a plusieurs cordes à son arc : un Master obtenu au Centre d’Excellence Africain sur le Changement Climatique, biodiversité et agriculture durable (CEA-CCBAD) de l’Université Félix Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire, un autre en Biotechnologie, Biosécurité et Bioressources, Spécialité, Agro physiologie / Phytopathologie au Centre d’Excellence Africain sur le Changement Climatique, biodiversités et agriculture durable (CEA-CCBAD) de l’Université Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. A son retour en Guinée, elle a décidé de se spécialiser dans la culture de cacaoyer pour servir sa nation à travers ses expériences acquises à l’extérieur. Dans son élan de travail, elle avait initié un projet de recherche assez ambitieux sur la culture de cacaoyer dans le but de contribuer à l’amélioration des systèmes de production durable de cette culture en Guinée. Depuis quelques mois, elle est à la tête d’une petite entreprise de transformation de fèves de cacao. Son entreprise lui permet d’être autonome et de subvenir aux de ses nombreux frères et entrevoir l’avenir avec sérénité.

Article précédentImpacts des étangs sur le maraîchage : les potagers ne manquent plus d’eau
Article suivant𝐷𝑖𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑀𝑜𝑛𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝐶𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟, 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑖𝑥 𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒𝑛𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 | 10 𝑀𝑎𝑟𝑠 2020