CHEICK ABDOUL-KARIM FOFANA, Des mines de bauxite à la ferme

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Titulaire d’un Master en Management et stratégies d’entreprises, Cheick Abdoul-Karim Fofana, s’est forgé une nouvelle vocation : depuis 2017, grâce à sa persévérance et sa conviction que la « terre nourrit son homme », pour reprendre son propos, il a troqué sa tenue de spécialiste en management d’entreprises par celle de patron d’une micro-entreprise évoluant dans l’agriculture. Deux mondes en apparence contradictoires.

Sauf que, ce jeune champion de l’agriculture péri-urbaine, applique à la terre les mêmes recettes que celle des entreprises industrielles et commerciales. Abdoul-Karim est avant un passionné d’agriculture et d’innovation. « Je suis arrivé à l’agriculture d’abord par passion et aussi parce que j’ai constaté l’énorme gap entre les besoins en produits alimentaires de qualité et la disponibilité de ces produits. Ce Gap peut être comblé grâce aux bonnes pratiques agricoles et aussi grâce à l’innovation qui est aujourd’hui doit être un levier de l’agriculture. » explique-t-il ; L’agriculture péri-urbaine n’a plus de secrets pour lui Et depuis qu’il a rangé classeurs et ordinateurs pour s’investir dans le travail de la terre, son entreprise (SOGUIMAR-SARL) suscite envies auprès de ses anciens condisciples. Sa particularité : l’agriculture urbaine et hors sol, sous serre.

Le jeune homme croit avoir vu juste ; car répète-t-il pour convaincre ses nombreux visiteurs « Notre particularité est que nos exploitations sont situées à la périphérie des grandes agglomérations, là où il y a beaucoup de bouches à nourrir et où existe les moyens de transport pour acheminer nos produits. » La persévérance de ce jeune champion vient de payer : il bénéficiera, à l’instar d’une centaine de jeunes agri-entrepreneurs d’un appui financier et technique du PDAIG, dans le cadre d’un projet initié pour soutenir les entreprises agricoles à faire face aux effets néfastes de la pandémie de la COVID-19. Et de cet accompagnement, il n’en est que fier : « Je voudrais traduire ici mes sentiments de joie et de gratitude à l’égard du PDAIG et de l’APIP qui sont à l’initiative de ce concours qui permet aux agri-preneurs que nous sommes, d’accéder aux financements pour développer nos projets non seulement, mais aussi de nous faire connaître.

C’est le lieu aussi de féliciter mes associés et collaborateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour que notre projet soit viable.»

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